dimanche 28 février 2016

Scholl - Vivaldi


Antonio Vivaldi - Stabat Mater (RV 621) - Andreas Scholl, Ensemble 415
dix-huit minutes et quarante sept secondes de pur bonheur.

lundi 22 février 2016

Le père et sa fille

La séparation de ceux avec qui on a entretenu un lien d'une immense force reste toujours une incompréhension, jamais compensée. On invente, un jour, d'improbables retrouvailles...




Father and Daughter est un court métrage d'animation réalisé par Michaël Dudok De Wit et sorti en 2000. Il a remporté l'Oscar du meilleur court métrage d'animation l'année de sa sortie.


vendredi 19 février 2016

Gustave Courbet - Le sculpteur

Dans cette peinture, Gustave Courbet joue une fois de plus avec lui-même puisqu'il se représente dans ce qui est la posture très particulière d'un sculpteur arrêté dans la nature près d'un ruisseau, rêvant peut-être à la représentation qu'il donnera d'un être humain dont il prend déjà la pose. Une sorte de maniérisme égaré dans la réalité dont il fait sa matière. Et le jeu du visage qui s'apparente à l'expression d'une face transfigurée rajoute pleinement à l'expression du corps pour faire de ce sculpteur un être ravi au monde, transformé lui-même par les sujets traités dont il s'est rendu maître. Une sorte d'ironie, de «plaisanterie au sens très profond».

Gustave Courbet - Le sculpteur  - 1844


jeudi 18 février 2016

Portrait de René

Jacques-Emile Blanche - René Crevel (s.d., ca 1920)
« René Crevel n'avait pas tous les défauts, mais il avait toutes les qualités. Même la beauté.»
Paul Eluard

mardi 16 février 2016

dimanche 14 février 2016

Il pugilatore

Il pugilatore in riposo - IVe s. BC, attribué à Lysippe
Ce visage extraordinaire en bronze, dont aucun détail n'a été oublié, jusqu'aux plus infimes cicatrices, est un bronze grec découvert en 1885 dans le quartier romain du Quirinale. Il est conservé au Museo Nazionale Romano.

vendredi 12 février 2016

Caravaggio

Le Caravage, vu par Milo Manara. On pourrait être mieux inspiré pour un auteur de bande dessinée qui a déjà une longue expérience derrière lui...




mercredi 10 février 2016

Danilo Donati

Danilo Donati (1926-2001) fut un immense créateur, écrivain, décorateur, costumier pour les plus grands cinéastes italiens parmi lesquels Luchino Visconti, Mario Monicelli, Pier Paolo Pasolini, et entre autres, et non des moindres, Federico Fellini.
Une exposition présentée à Rome l'an dernier exposait les costumes qu'il avait créés pour tous ces cinéastes, montrant la dimension étonnante des images qu'il avait réussi à transformer en costumes dont on perçoit dans chacun l'aspect baroque.
Voici l'un des costumes créés pour Federico Fellini dans Roma (1972), qui n'est pas le plus extravagant, mais donne une idée du délire créatif qu'il a su mettre en oeuvre pour le défilé ecclésiastique du film.
A la suite, une vidéo que je n'ai trouvée qu'en version espagnole. Mais après tout, l'espagnol donne un relief tout aussi intéressant, et, à peu de choses près, on pourrait croire que Pedro Almodovar aurait pu y apporter sa touche, quelques bonnes années auparavant.



lundi 8 février 2016

Palmyre

Paul Veyne, grand historien de l'Antiquité et historiographe, a publié au mois de novembre dernier un très beau livre intitulé Palmyre. Plus qu'un livre d'histoire, c'est une réflexion sur notre rapport au témoignage du passé, ce qu'en France nous appelons «patrimoine» et que les Anglais dénomment «cultural heritage». Il ramène ses lecteurs à cette période de l'Antiquité où déjà le passé se faisait lisible dans cette cité, où déjà existait une «antiquité dans l'Antiquité», lorsque Palmyre était ce carrefour de
Herbert Schmalz - Queen Zenobia's Last Look Upon Palmyra  (s.d.)
cultures, de périodes déjà achevées qu'il était loisible de comprendre, de centres commerciaux où se retrouvaient les caravanes, apportant, emportant, et où chacun pouvait honorer son dieu ou ne rien faire de tel. Palmyre dont la reine Zénobie s'essaya, vainement,  à revendiquer la place d'empereur romain et disparut après le triomphe d'Aurélien. On lira avec bonheur l'ouvrage de Paul Veyne, qu'il sous-titre L'irremplaçable trésor.
Et cependant je reste distant face à ces vandalismes imbéciles. Si la perte, sans doute irréparable, des éléments d'architecture de la cité, est affligeante, combien plus l'est la disparition, causée par les néo-islamistes qui ont renouvelé les principes de cruauté, de Khaled al-Assaad, directeur des Antiquités de la cité jusque là conservée. On lira sur Wikipédia la biographie de cet homme remarquable, qu'il faut pleurer davantage que les pierres effondrées. Car l'intérêt du patrimoine que l'on conserve des générations antérieures n'est pas de contempler béatement ce qui fut construit voici si longtemps. Non, la vertu de s'intéresser au patrimoine comme à notre environnement en général, c'est de former et de produire des hommes comme Khaled al-Assaad, dont la longue expérience, l'érudition, la capacité de lire au-delà de l'apparence des choses sont autant de camouflets pour les thanatophores assoiffés de violence qui ne savent que mépriser quelque texte de réflexion que ce soit.
Au Japon, on appelle «trésor vivant» les personnes chargées de conserver les éléments qui ont produit la civilisation. L'UNESCO a repris cette appellation sous la forme «trésor humain vivant», qui concerne ceux qui pratiquent et maîtrisent un art au plus haut degré, mais également ceux qui ont accumulé des savoirs, une mémoire qui appartiennent à l'humanité tout entière.
La vertu de Palmyre était d'avoir formé ces savants ; en retour, le regard sur la cité en était amplifié, prenait un relief et une perspective qui transformaient les siècles en une mémoire vivante à laquelle chacun pouvait participer. La relation de l'homme au témoignage de pierre était cet ensemble que, très inconsciemment sans doute, les bourreaux du Proche-Orient craignaient dans leur immense lâcheté.
Khaled al-Assaad fut ainsi bien impuissant à défendre sa cité : il donne à la postérité une magnifique leçon de dignité. Ce qui manque sans doute le plus à notre temps actuel.
Paul Veyne conclut son ouvrage ainsi : «[...]Ne vouloir connaître qu'une seule culture, la sienne, c'est se condamner à vivre sous un éteignoir.»




samedi 6 février 2016

François Schuiten - L'archiviste

Une couverture, une loupe, une paire de lunettes, et la certitude qu'il y aurait là, quelque part, un moyen de ne pas périr sous l'ensevelissement des ignominies...

François Schuiten - L'archiviste  - 1987

mercredi 3 février 2016